Vivre à la campagne

Le cheval reconnu comme un levier d’avenir pour le territoire agricole québécois

Le colloque Cheval et Territoire a réuni les principaux acteurs du milieu équin et agricole à Saint-Hyacinthe.

Le Ministre de l’agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec M. Donald Martel et Mme Eve-Marie Frappier directrice générale de Cheval Québec. Crédit photo : Cheval Québec.
Le Ministre de l’agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec M. Donald Martel et Mme Eve-Marie Frappier directrice générale de Cheval Québec. Crédit photo : La vie agricole.

Le colloque Cheval et Territoire, organisé par Institut Jean-Garon dans le cadre du salon professionnel Cheval et Cie, a permis de mettre en lumière les nombreux défis, mais surtout le fort potentiel du secteur équin pour l’occupation et la vitalité du territoire agricole québécois.

Réunissant des représentants du milieu agricole, du secteur équin, du tourisme et des instances gouvernementales, l’événement a donné lieu à des échanges riches autour d’une question centrale : quelle place le cheval occupe-t-il aujourd’hui dans le territoire agricole du Québec?

D’entrée de jeu, les participants ont souligné le manque de données précises entourant le secteur équin québécois, notamment en ce qui concerne le nombre de chevaux présents au Québec et l’évaluation réelle de son impact économique. Malgré cette absence de portrait clair, un consensus s’est dégagé : le cheval représente un moteur important de diversification économique, de tourisme et d’occupation du territoire en région.

Le premier panel, réunissant notamment des représentants de Cheval Québec, de l’Union des producteurs agricoles et de la Commission de protection du territoire agricole du Québec, a permis de discuter des obstacles réglementaires et fiscaux qui freinent actuellement le développement du secteur.

Le président de l’UPA, Martin Caron et le coprésident de l’Institut Jean-Garon, Michel Saint-Pierre ainsi que Eve-Marie Frappier directrice générale de Cheval Québec. Crédit photo : La vie agricole.
Le président de l’UPA, Martin Caron et le coprésident de l’Institut Jean-Garon, Michel Saint-Pierre ainsi que Eve-Marie Frappier directrice générale de Cheval Québec. Crédit photo : La vie agricole.

Les échanges ont notamment porté sur la nécessité de reconnaître davantage les activités équestres comme des activités agricoles à part entière, incluant l’entraînement, les cours d’équitation, la compétition, le tourisme équestre et les services de pension.

Les enjeux liés au soutien financier, à la fiscalité et à la reconnaissance des revenus de pension ont également été abordés. Plusieurs intervenants ont rappelé que, contrairement à d’autres productions agricoles, le secteur équin peine encore à obtenir une reconnaissance adaptée à sa réalité économique.

Le deuxième panel, composé d’entrepreneurs et d’acteurs du milieu, a mis en lumière les occasions de développement actuellement présentes au Québec.

Les discussions ont permis de démontrer que les sentiers équestres, la sécurité des pratiquants, la formation ainsi que l’encadrement des activités représentent des éléments essentiels au développement durable de l’industrie du cheval québécois.

Les enjeux de rentabilité des entreprises équestres ont également été soulevés, notamment en raison de l’augmentation des coûts d’assurance, des taxes foncières et des frais d’exploitation.

« Le cheval joue un rôle bien plus grand qu’on ne l’imagine dans plusieurs régions du Québec. Il contribue activement à l’économie, à l’occupation du territoire et à la vitalité de nos communautés. Derrière chaque entreprise équestre, il y a des familles, des emplois, des jeunes, des passionnés et des entrepreneurs qui font vivre un savoir-faire unique et maintiennent un lien précieux entre les milieux urbains et ruraux. Il devient essentiel que cette contribution soit pleinement reconnue afin d’assurer la pérennité et le développement des entreprises qui portent ce secteur à bout de bras, malgré une réalité économique qui demeure encore très fragile. » a rappelé Eve-Marie Frappier, directrice générale de Cheval Québec.

En conclusion, les participants ont convenu qu’une meilleure reconnaissance du secteur équin, de ses particularités et de sa contribution au territoire québécois sera essentielle pour assurer son développement au cours des prochaines années.

À propos de Cheval Québec
Cheval Québec est la seule organisation provinciale dédiée au développement du secteur équin. Il regroupe les secteurs du sport, du loisir, du plein air, de l’élevage et de l’industrie équine afin de soutenir le développement sécuritaire, durable et structuré des activités équestres partout au Québec.

Source : Cheval Québec

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